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une ville âg’ile

Faire des trajets en toute sécurité pour aller quelque part en ville, au village ou dans la région.

MODE D’EMPLOI

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les histoires

1 - Marie : Prendre l’air en allant chercher son pain malgré l’arthrose

Marie a 80 ans, elle vit seule au 3ème étage d’un immeuble sans ascenseur, dans une commune de 3 000 habitants. Elle a de l’arthrose qui la gêne dans ses déplacements et utilise un déambulateur. Parmi ses voisins, certains sont âgés. Il y a aussi un homme célibataire qui travaille en 3×8, et un jeune couple avec deux enfants de 13 et 6 ans.

Marie va tous les deux jours à la boulangerie distante de 300 mètres. Aller et retour, elle met 45 minutes, ce qui lui permet de sortir. Pour ses courses ce sont ses enfants ou ses voisins qui l’aident. Mais pour le pain, elle souhaite continuer autant que possible à y aller elle-même car cela lui permet de prendre l’air et de discuter avec la clientèle.

Même si elle a ainsi envie de continuer à prendre l’air, elle est inquiète car certains détails deviennent pour elle des obstacles : monter et descendre les étages sans ascenseur, parcourir le trajet sans possibilité de faire une pause, et à l’arrivée deux marches un peu trop hautes pour elle qui permettent d’accéder à la boulangerie.

Pour aider Marie plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Création d’un ascenseur (impliquer le syndic, les voisins…)
  • Installer une chaise à chaque palier pour lui permettre de se reposer (impliquer les voisins et le syndic)
  • Avoir un espace pour ranger le déambulateur qu’elle utilise pour marcher dehors (impliquer le syndic et aux voisins)
  • Installer des bancs dans le village (impliquer la commune, des associations)
  • Créer un accès à la boulangerie pour personnes à mobilité réduite (impliquer la boulangerie, la commune, le conseil départemental, le conseil régional…)

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2 - Paulette : Être aidée pour faire ses courses en gardant sa liberté de choisir

Paulette a 75 ans. Elle ne conduit plus. Elle habite à 4 km d’une petite ville plus importante où de nombreux commerces existent. Son mari est bien moins autonome et ne sort plus beaucoup du village. D’ailleurs, même quand il était plus jeune, il voulait tout le temps rester à la maison. Leurs enfants habitent à 2 ou 3 heures de route.

Paulette va régulièrement en ville pour faire des courses. Parfois elle y va à pied, c’est long mais cela lui permet de faire une ballade. Souvent, quand les courses sont trop lourdes ou que la météo n’est pas bonne, elle cherche de l’aide auprès de connaissances qui la conduisent ou à qui elle passe ses commandes. Le bus elle ne serait pas contre, mais il n’y en a pas.

Paulette est inquiète. Elle a peur d’être de plus en plus dépendante des autres alors qu’elle aime pouvoir faire ses courses seule. Aussi, elle n’aimerait pas entièrement dépendre des autres pour faire ses courses ou ne pas pouvoir choisir elle-même, c’est un plaisir auquel elle ne veut pas renoncer.

Pour aider Paulette plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Développer un transport à la demande (impliquer la commune, le conseil régional, des associations…)
  • Trouver une personne qui l’accompagne sans qu’elle ait besoin d’avoir l’impression de déranger en sollicitant les uns et les autres (impliquer des associations, des voisins…)
  • Développer les livraisons à domicile (impliquer des livreurs, une plateforme de Colis covoiturage…)
  • Installer des bancs sur le trajet pour qu’elle puisse faire des pauses si besoins (impliquer la commune, des associations…).

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3 - Albert : Arrêter de conduire, mais sans arrêter de bouger

Albert a 87 ans, il vit en Ehpad dans une ville de 20 000 habitants. Comme beaucoup de résidents il ne conduit plus. Il existe un réseau de bus mais qu’il ne prend pas. Quand il conduisait il n’en avait pas besoin, et maintenant qu’il ne conduit plus il n’a pas envie de l’utiliser. Alors il attend que ses enfants et petits-enfants lui donnent l’occasion de sortir.

Parfois Albert aimerait aller de lui-même au salon de thé parce qu’il sait que là-bas il a des amis qui continuent de s’y rendre. En plus le personnel y est très sympa et les sujets de conversation ne manquent jamais. Il aimerait aussi aller au cimetière quand il fait beau, et passer en chemin chez l’horticulteur acheter une nouvelle fleur.

Tous cela Albert ne le fait presque plus car il ne veut pas déranger ses enfants et petits-enfants, tous tellement pris par leurs vies. Prendre le bus n’est pas pour lui : comment s’orienter, savoir si une ligne va là où il veut aller, ne pas tomber au démarrage… Le vélo il aimerait en faire mais il a trop peur de ne pas voir un obstacle et tomber…

Pour aider Albert plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Développer une solidarité entre résidents (impliquer l’Ehpad et les résidents)
  • Développer une offre de transport à la demande pour les personnes avec une mobilité réduite (impliquer la commune, le conseil régional ou des associations)
  • Mettre à disposition des résidents des tricycles avec une assistance électrique (impliquer l’Ehpad, la commune, des associations de promotion du vélo…)
  • Créer un service de taxis solidaires conduits par des bénévoles (impliquer des associations, des citoyens…)
  • Développer les services d’accompagnement et d’information pour savoir utiliser le bus (impliquer la commune, la société de transport, des associations de mobilités…)
  • Sensibiliser les utilisateurs et chauffeurs des bus à l’attention qu’il faut apporter à la présence de séniors pour faciliter et sécuriser leurs déplacements.

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4 - Fernande : Faire face rapidement à une immobilisation temporaire

Fernande a 72 ans, elle vit seule dans un village. Elle fait la plupart de ses déplacements à vélo et garde la forme. Souvent elle fait même des courses pour ses voisines moins autonomes qu’elle. Parfois elle conduit encore pour se rendre avec des amies à un club de lecture à la bibliothèque du village voisin.

La semaine passée Fernande a fait une chute et s’est cassé le col du fémur. Les médecins sont rassurants : dans quelques mois, après la rééducation, elle pourra reprendre ses activités. Ses enfants viennent la voir tous les jours à l’hôpital. Cela la touche beaucoup car ils n’habitent pas à coté et ils doivent s’organiser pour être si présents.

Fernande est inquiète : quand elle rentrera chez elle, comment fera-t-elle ses courses ? Elle n’a pas les moyens de payer le taxi. Et durant les prochains mois, comment ses amies qui comptent sur elle pourront aller à à la bibliothèque ? Aujourd’hui ses enfants sont là, mais ils ne pourront pas avoir la même présence durant des mois. Comment faire ?

Pour aider Fernande plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Communiquer à Fernande tous les conseils et adresses pouvant l’aider dans sa situation (impliquer le personnel de l’hôpital, le médecin généraliste, la commune, la pharmacie, les assistants sociaux…)
  • Faire appel à une structure de service à la personne
  • Trouver un accompagnement pour l’aider dans ses déplacements (impliquer des associations, des voisins, la bibliothèque…)
  • L’aider à faire ses courses sur internet ou par téléphone avec livraison durant son immobilisation (impliquer la famille, les commerces locaux…)

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5 - Jean : Faire face à une perte de mobilité durable avec les moyens du bord

Jean a 74 ans. Il a un souci de santé qui rend ses mouvements difficiles et parfois maladroits. Cela l’empêche de prendre sa voiture qui dort dans son garage depuis plusieurs années. Au mieux ses problèmes se stabiliseront, mais il ne retrouvera pas la même mobilité qu’avant. Dans son village il n’y a plus de commerce.

Jean va parfois avec un bus dans le village voisin. Mais c’est très rare. Il n’y a pas beaucoup de bus et il ne peut pas faire facilement l’aller-retour juste pour des courses. Aussi la montée dans le bus n’est pas chose facile pour lui. Des repas lui sont portés, une entreprise vient faire du ménage et un infirmier passe régulièrement.

Jean est désespéré. Il appréhende beaucoup de devoir aller dans un établissement. Il voit aussi que les visites qu’il a ne sont que celles de professionnels. Il exprime peu d’envie. Il dit que c’est difficile pour tout le monde. Plusieurs de ses voisins en âge de travailler n’ont plus d’emploi, certains sont même au RSA et sont eux aussi sans moyens de locomotion.

Pour aider Jean plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Jean pourrait prêter sa voiture à une personne qui n’en a pas en échange de quoi l’utilisateur le conduirait là où il veut faire ses courses (impliquer une association familiale, impliquer des voisins, des personnes sans voiture…).
  • Trouver des personnes qui pourraient le voiturer (impliquer le club du 3ème âge, le journal communal, la mairie, la paroisse…)

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Vincent
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Vincent

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Daniel88
Invité
Daniel88

Félicitation pour votre initiative! Des amis de Saint-Perreux on participé aux ateliers pour améliorer les déplacements des séniors. Très belle expérience bonne ambiance. Je vous recommande d’y participer.

Stève (Alsace Active)
Invité
Stève (Alsace Active)

J’ai retrouvé cette initiative ! C’était dans le cadre d’une action intitulée « Vieillir et s’épanouir en Pays de Redon ». Des « ateliers mobilité » avaient été organisés pour donner la parole aux personnes âgées concernées. Ces ateliers avaient pour but :
– de mieux connaître leurs pratiques et difficultés de déplacements des séniors
– de construire des préconisations adaptées aux spécificités des séniors, en tenant compte des moyens de transport existants sur le territoire.

Voici le lien vers la fiche projet : http://www.mobhilis.fr/sites/default/files/fp_14p0012_msa_ateliers_personnes_agees_v1.pdf
Voici le lien vers le rapport: http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/20160200_msa_livretpreconisations-mobilitepersonnesagees.pdf

Les images des ateliers sont très sympa ! J’ai l’impression que c’était très ludique et concret.