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Motiver les autres et soi même pour faire quelque chose, rencontrer du monde et ne pas tomber dans l’ennui ou la solitude.

MODE D’EMPLOI

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les histoires

1 - Martin : Partir en retraite mais sans avoir transmis ses savoirs

Martin a 62 ans. Jusqu’à maintenant, il travaillait dans une entreprise agroalimentaire. Il venait souvent un quart d’heure en avance pour prendre un thé avec des collègues, et restait sur place le midi pour profiter de la cantine. Aujourd’hui il part en retraite. Ses collègues organisent un pot pour marquer la fin de ses 22 ans de carrière dans l’entreprise.

Martin souhaite que son pot de départ soit l’occasion du rituel de passage vers la retraite, durant lequel il posera un regard sur son parcours, pourra prononcer un petit discours. Il attend de la reconnaissance de la part de ses collègues mais aussi qu’ils gardent le contact avec lui. Hormis cela, Martin n’attend pour le moment pas grand-chose.

Martin est soulagé de passer à autre chose. Mais il est également angoissé. Il sent qu’il ne prend pas encore totalement conscience de l’impact quotidien que va avoir ce changement. Il se dévalorise car finalement, il sera vite remplacé, et dans l’entreprise tout va continuer sans lui.

Pour aider Martin plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Mise en place d’un vrai programme de départ à la retraite (impliquer l’entreprise)
  • Mise en place d’un programme de transmission de l’expérience de Martin vers ses collègues qui le remplaceront
  • Favoriser le bénévolat de Martin

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2 - Georges : Transmettre sa passion aux enfants mais ne pas le faire seul

Georges a 71 ans. Il avait une entreprise d’horticulture pour laquelle il n’a pas trouvé de repreneur. Durant ses premières années de retraite, Georges a continué à faire son propre petit jardin devant la maison. Quand ses petits enfants viennent 10 jours en été, il en profite pour leur transmettre le goût de la nature et des plantes.

Georges se découvre une envie de pouvoir transmettre à des enfants le monde des plantes, leurs espèces, leurs origines, leurs cycles de vie et d’entretien. Il souhaiterait pouvoir le faire tout au long de l’année pour les enfants de la commune. Son objectif est de transmettre une passion, car il sait combien cela peut aider à construire une vie.

Georges ne sait pas comment faire cette transmission. Il ne connait personne qui s’occupe d’enfants. Il n’a jamais travaillé avec de jeunes publics. S’occuper de ses petits-enfants c’est une chose, mais construire un programme tout au long de l’année avec ceux des autres, ce n’est pas rassurant.

Pour aider Georges plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Rencontrer l’élu ou les salariés de la commune en charge de l’animation
  • Se renseigner sur les activités qui existent déjà et voir s’il peut y contribuer avec ses compétences et envies
  • Contacter les écoles ou les centres de loisirs

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3 - Sylvie : Profiter de ne rien avoir à faire mais pas au point de déprimer

Sylvie a 65 ans. Elle vie en ville avec son conjoint. Ils n’ont pas eu d’enfants et leur famille est éparpillée entre le Nord, la Bretagne et la vallée du Rhône. Depuis bientôt quatre ans, elle est en retraite. Son mari l’est également depuis trois ans. Comme à leur habitude, ils ne bougent pas beaucoup de chez eux.

Sylvie aimerait changer son quotidien. Elle s’ennuie souvent et voit bien que c’est aussi le cas de son conjoint. Elle a envie de recréer des liens car depuis qu’elle ne travaille plus, ses contacts se sont largement réduits. Elle sent que si rien ne change, elle va finir par déprimer et se replier sur elle-même. Elle pense parfois qu’elle pourrait faire du bénévolat.

Sylvie est inquiète à l’idée de ne pas se mettre sérieusement à chercher des activités et de nouveaux liens. Elle a peur car ne sait pas comment faire, elle qui n’a jamais été active en dehors du travail. Elle ne voudrait pas être prise dans des activités où elle serait trop sollicitée. Mais sa plus grande appréhension est de se mettre à déprimer.

Pour aider Sylvie plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Se renseigner sur les activités associatives de sa commune (Maison des associations)
  • Rencontrer des associations, découvrir des activités (forum des associations, journées de découverte…)
  • Faire du bénévolat, proposer ses compétences (impliquer des entreprises, des associations d’intérêt général…)

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4 - Françoise : Participer à une activité, oser franchir le pas et continuer

Françoise a 82 ans. Elle vit seule dans un appartement. Sa vie dépend de visites, elle ne sort plus d’elle-même. Elle a des rhumatismes, quelques pertes de mémoire. Elle n’arrive pas très bien à dormir et mange moins. Ses proches mettent cela sur le compte de ses rhumatismes et la fatigue liée à l’âge.

Françoise a envie de sortir de chez elle et de participer à une activité. Elle ne veut pas rester ainsi à rien faire car elle ressent que son manque d’appétit et ses insomnies correspondent aux symptômes d’une dépression, même si beaucoup disent que « c’est l’âge ». Françoise aimerait trouver la ou les activités qui lui plaisent, et qui la motivent assez pour y retourner.

Françoise ne sait pas par où commencer ses recherches. Elle a très peur de ne pas se tenir à son activité, ou que malgré tout, elle continue à déprimer. Elle n’est pas sûre de s’entendre avec les autres participants. Et si elle n’a pas envie de continuer, qu’est ce que les autres vont en dire ? Françoise est véritablement inquiète.

Pour aider Françoise plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Identifier ce qui pourrait la motiver pour sortir de chez elle, comme aller au restaurant, dans un club sénior, dans un espace collectif… (Avec ses proches, amis, famille… Qui pourraient l’aider, à partir de ses souhaits, à l’inscrire à un groupe et l’accompagner)
  • Ne pas aller seule à l’activité (avec un proche accompagnateur, échange avec les organisateurs…)
  • L’inciter à retourner à l’activité (gain de « points » à chaque fois qu’elle assiste et trouver le « cadeau » acquis avec les points : spectacle, une soirée… En fonction de ce qui lui plaît)
  • Inciter d’autres à faire la même chose (si un participant en fait venir d’autres, cela équivaut à un « Parrainage » ou « Marrainage » qui rapporte plus de points)

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5 - Odile : Refuser d’être placée en établissement… Mais cela ne change rien

Odile a 82 ans, son conjoint est décédé il y a deux ans. Depuis, elle a cessé de se rendre à la bibliothèque et au salon de thé. Malgré des visites hebdomadaires de l’un de ses enfants, elle s’est enfermée dans la solitude et s’est beaucoup amaigrie. Après avoir oublié d’éteindre un grille-pain qui a prit feu, ses proches ont choisi de la placer dans un établissement.

Odile souhaite quitter l’établissement et retourner dans l’appartement qu’elle louait, en espérant que personne ne s’y est installé depuis. Elle attend avec impatience les visites de son fils, pour chaque fois lui demander quand elle va sortir. Elle aimerait qu’il lui dise bientôt. Elle insiste, et chaque fois s’excuse d’insister, se doutant bien que son fils ne vient pas pour l’entendre réclamer sa sortie.

Odile a peur d’être condamnée à rester là. Elle se sent mise à l’écart dans cet établissement où elle n’a pas choisi de vivre. Elle est inquiète de ne pas avoir d’échappatoire et de devoir se résigner à attendre là.

Pour aider Odile plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Faire intervenir un psychologue (impliquer la famille, une association…)
  • Trouver des activités qui créent des liens (jardiner en collectif)
  • Aider Odile à comprendre pourquoi elle est là, et lui proposer un processus d’évolution, une solution alternative sans la forcer
  • Préparer bien en amont une telle décision, en parler, donner le choix de la solution… (maison aménagée, structure collective alternative…)
  • Proposer une activité de médiation animale (impliquer l’institution, des bénévoles, une intervention extérieure…)
  • Développer des activités culturelles, de lecture, des conversations, interventions des écoles, création d’une bibliothèque, intervention de l’école de musique…

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