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Aider ou être aidé quand il y en a besoin sans y perdre son calme ou sa santé

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les histoires

1 - Nadia : Aider un proche en trouvant la bonne organisation avec son travail

Nadia a 56 ans. Elle est salariée d’une petite entreprise familiale où elle s’occupe de nombreuses tâches quotidiennes (accueil, standard, courrier, suivi des plannings…). Elle habite une ville de 20 000 habitants Elle a 2 enfants, l’une âgée de 23 ans et étudiante, l’autre âgé de 30 ans, entrepreneur indépendant et père d’un enfant. Sa maman vient de fêter ses 80 ans.

Nadia aide sa maman presque tous les jours pour le lever, le coucher et les repas. Quand ce n’est pas elle qui le fait c’est sa sœur, son frère, son fils ou une aide à domicile. Mais même dans ce cas Nadia doit vérifier que sa maman n’est pas seule. Et quand son fils annule son passage, c’est elle qui cherche une solution où elle y va elle-même.

Nadia a besoin de ce travail pour vivre et c’est l’une de ses fiertés. Alors que toute sa carrière s’est bien déroulée, aujourd’hui elle multiplie les absences et les journées de grande fatigue. Elle n’a plus de temps pour elle. Elle se sent seule car elle assure la majorité de la présence chez sa maman. Mais son employeur lui fait de plus en plus de reproches.

Pour aider Nadia plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Sensibiliser son employeur pour créer un compte-temps (impliquer l’employeur, le responsable des ressources humaines, les collègues, les représentants du personnel)
  • Identifier les services existants qui pourraient la soulager (impliquer le centre local d’information et de coordination…)
  • Créer un réseau de quartier avec d’autres aidants pour se soutenir mutuellement, avoir un lieu de parole entre aidants, organiser un café des aidants (association d’aidants)
  • Organiser une action de relayage
  • Trouver des moments de répit (impliquer la plateforme de répit, l’assistant social)

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2 - Michel : Aider mais sans y laisser sa propre santé

Michel a 83 ans. Il est atteint de la maladie d’Alzheimer et depuis quelques mois son sommeil est perturbé. La nuit, Il se lève et se recouche sans cesse, et entreprend diverses activités. Pour faire face à cette situation, sa fille s’est progressivement organisée pour être là presque toutes les nuits afin de ne pas laisser sa mère gérer cette situation seule.

La fille de Michel souhaite continuer d’apporter son aide. Tous les trois veulent éviter qu’il quitte le domicile familial. Pour ne pas tout porter, sa fille aimerait d’avantage faire appel à sa sœur. D’autant qu’elle voit bien que plus le temps va passer, plus son soutien sera important face à une situation qui ne cesse de se dégrader.

La fille de Michel n’arrive plus à dormir par crainte d’être dérangée, ou l’éventualité qu’il arrive quelque chose. Comme elle ne fait pas confiance à sa sœur, elle évite autant que possible de lui demander de la relayer. La difficulté est telle que parfois elle aimerait qu’il soit dans un lieu d’accueil. Mais très vite, elle refuse cette idée qui la fait culpabiliser.

Pour aider Michel plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Faire placer Michel (impliquer un professionnel)
  • Trouver un accueil de nuit
  • Aider la fille de Michel à accepter d’être remplacée (impliquer la famille)
  • Faire intervenir un professionnel à domicile (impliquer une association)
  • Trouver un groupe de parole pour les proches qui aident Michel (impliquer le conseil départemental)
  • Aider à faire prendre conscience que le maintien à domicile n’est plus possible

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3 - Philippe : Aider et savoir prendre les décisions ensemble

Philippe a 66 ans. Il était ouvrier agricole. Il a construit sa maison et a toujours été très actif et touche-à-tout. Il vit avec sa femme et certains de leurs enfants n’habitent pas loin. Il connait bien ses voisins, notamment un avec qui il a souvent fait des travaux forestiers. Depuis 6 mois, à la suite d’un accident de voiture, il a un traumatisme crânien.

Philippe souhaite rester chez lui. Il aimerait pouvoir s’occuper comme avant de nombreux travaux (bois de chauffage, ramonage, pelouse…). Il sait que ce n’est plus possible et il dit que sans ces travaux, il ne sert plus à rien. Il sait que sa femme et ses enfants souhaiteraient qu’il soit en institution. Mais lui le refuse.

Sa femme ainsi qu’un de leurs enfants, le plus proche, aimerait qu’il soit placé en institution. Mais ce n’est pas l’avis de ses autres enfants, ce qui génère des conflits car ce sont eux qui sont les moins présents. Il y a un épuisement généralisé et de grandes difficultés à comprendre et accepter cette nouvelle réalité.

Pour aider Philippe plusieurs solutions ont été imaginées :

  • Prise en charge par un psychologue
  • Prise en charge de Philippe (impliquer la maison des personnes handicapées, des associations, l’hôpital, l’assistant social…)
  • Reposer le rôle de chacun (aidant professionnel, voisin aidant, bénévoles, enfants éloignés, famille…)

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